Communiqué Musée Alain Laborde Donation Alain Laborde Sculptures

Communiqué Musée Alain Laborde

Donation Alain Laborde Sculptures

3 Septembre 2021

Chers Visiteurs,

Nous nous réjouissons de vous annoncer solennellement le complément de la donation de l’Artiste Alain Laborde pour le Musée Alain Laborde de quatre sculptures dénommées : Le trésor des abeilles, La maman des poissons, Le beau bar, le requin-scie, pièces maîtresses de son Art et cruciales dans l’Histoire de l’Art Contemporain. 

Cette donation fait suite et vient enrichir la première partie déjà très importante de la donation de 150 tableaux magistraux, constituant une collection, un fond muséal inouï, entièrement pensé par l’Artiste ainsi que son épouse Albertine.

Ce présent de quatre sculptures, monumentales, saisissantes et impressionnantes, témoigne cette fois-ci des talents inédits et cachés d’Artiste-Sculpteur prodigieux.

Ils témoignent de la dernière période de l’Artiste, celle dite de maturité, les années 2008-2010, où l’Artiste se partage entre la peinture, la résurrection d’un art pariétal, un art des cavernes et la réalisation nouvelle de sculptures.

Son travail sculpté se distingue de ses contemporains et repose notamment sur une technique bien particulière et personnelle de l’Artiste qui sculpte à l’aide d’un matériau inusité, totalement neuf et inédit : l’accumulation de pièces de monnaies. Celles-ci sont données au sculpteur par des connaissances amicales ou acquises par ce dernier sur des plateformes telles qu’ebay et viennent de tous les continents. Ce choix de matériau employé confère à l’Artiste une place de premier ordre dans l’Histoire de l’Art Contemporain et tisse des liens avec le monde actuel, social, celui de l’économie, de la finance qui démangent et dévorent les sociétés contemporaines partout dans le monde et dénonce : « la mondialisation financière » pour reprendre le terme de l’Artiste.

Le trésor des abeilles, imaginée en 2008, témoigne d’une œuvre précieuse dans le travail de l’artiste. Ici, le sculpteur détourne une ruche espagnole aragonaise en terre cuite du 18e siècle et le miel de la ruche qu’il métamorphose au sommet et aux pieds de celle-ci en amas et en coulées de pièces de monnaies aussi blasphématoires que percutantes. Et il rassemble 1412 pièces de monnaies jaunes. 73 cm de hauteur et 32 cm de diamètre.

La maman des poissons, éveillée en 2011, se révèle aussi une pièce maîtresse de son œuvre, aussi un chef d’œuvre. La maman des poissons surgit de son socle noir, merveilleuse génitrice, aux écailles fortunées de pièces de monnaies scintillantes, aux nageoires brillantes ainsi que des miroirs, ornées et brodées de fleurs, la mère des poissons est aussi bucolique. Selon l’habitude de l’artiste et son imagination aussi infinie qu’inégalée, le ventre, le cœur des poissons accueille souvent en vitrine ou en hublot, une relique sacrée renfermant une divine poésie, ici, elle porte religieusement ses chers bébés, aux tons nacrés, cousus d’une accumulation de boutons de mercerie et dont les nageoires subtilement poétiques sont constituées de plumes en faisant des poissons volants au gré du vent ou bien parées de pinceaux embarqués et mouillés par l’eau de la création. Cette œuvre s’impose entre acier, résine et 8743 pièces de monnaies. 115 cm de hauteur et 220 cm de largeur.

Le beau-bar, pensé en 2014, distingue une pièce importante. Ici, l’Artiste imagine un poisson imposant, magnifique, dans l’ambiance décontractée et enivrante d’un « bar-discothèque ». Les yeux du poisson, globulaires, nous observent et leurs contours gris-paillette scintillent dans l’ambiance de « la boom de l’Artiste ». De ses écailles d’argent, il exhibe ses nageoires translucides où percent la lumière des spots et des projecteurs, nageoires incrustées d’ornement d’or, de plumes… En son cœur, sur la piste de danse, clignotante ainsi que les yeux, gris-paillette, se tient le bar où l’Artiste en serveur a déposé les spiritueux et les liqueurs prêtent pour l’enivrement du regardeur déjà ivre.

 Le requin-scie, inventé en 2011, s’affirme ainsi qu’un chef d’œuvre. Là, le requin-scie exhibe son nez dont dépasse une longue scie brillante d’or et ses dents prête à dévorer le regardeur et ses nageoires aussi pointues que piquantes. Le requin-scie s’affirme majestueux, entre acier, résine, 8412 pièces de monnaies et rostre de requin scie. 50 cm de hauteur et 260 cm de largeur.

Alors, derrière cet art de malice et de dérision, il s’agit de sujets aussi sérieux, celui de poissons pollués, en danger, des dérives du monde financier, amorcé par l’artiste avec sa Porte de Bill Gates dès la crise financière de 2008. Selon le Créateur, il existe d’autres valeurs plus précieuses que l’argent. Alain Laborde en son ouvrage sur les poissons et sa peinture, proclame à propos de ceux-ci sa fascination : « J’ai entrepris de détourner une infime partie des énormes sommes d’argent qui circulent autour de nous. J’en ai recouvert mes poissons pour les faire voyager, (…) suggérer ainsi qu’un univers différent de celui dans lequel nous vivons est possible. (…) Ils nous rappellent qu’au fond de notre cerveau, inscrite dans ses replis les plus archaïques, nous conservons la mémoire d’un autre âge du monde, lorsque la terre était encore recouverte par les océans et que nous n’étions qu’un amas de cellules dont la structure allait en se complexifiant. Leur énigmatique beauté témoigne de cette enfance de l’humanité dont leur danse silencieuse garde à jamais le secret ». Dès lors, l’Artiste qui cite en préambule de son ouvrage, Joseph Conrad, Au cœur des ténèbres, est bien : « prisonnier de l’incroyable, l’essence même du rêve ». 

Aussi, ses poissons viennent enrichir le fond muséal de l’Artiste et son exposition permanente : « Alain Laborde, Peintre-Sculpteur, Démiurge de l’Art Contemporain ». Ils ont pris place aux côtés des peintures dans l’espace voûté du musée et brillent en une osmose divine, magique, métamorphosant également cette grotte contemporaine en aquarium moderne.

Ainsi que nous l’avons écrit : « Alain Laborde s’impose parmi les Géants de l’Art Contemporain, ses camarades ». Les professeurs Serge Guilbaut et Bernard Lafargue l’avaient proclamé avant nous.

Qu’Alain Laborde et son épouse Albertine reçoivent une nouvelle fois notre gratitude éternelle ainsi que notre amour infini.

Marie-Ange Namy

Universitaire

Directrice du Musée Alain Laborde

Musée d’Art Contemporain

Nous vous invitons à découvrir ces nouvelles œuvres exposées en permanence au Musée Alain Laborde lors de l’exposition permanente : « Alain Laborde, Peintre-Sculpteur, Démiurge de l’Art Contemporain » ainsi qu’à contempler virtuellement la galerie photographique de ces œuvres.

https://marcel-lenoir.com/le-beau-bar/

Laisser un commentaire